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Orchidium-Vaunage /  Jardin en Vaunage

Passion des Orchidées en partage , leur mode de vie , leur culture , côté jardin les exotiques, tropicales, cactées etc

si l'orchidee m'etait contee

Si l'Orchidée m'était contée : L'alliance orchidées- papillons - oiseaux

Publié le 15 Juin 2022 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

Parmi les agents pollinisateurs les lépidoptères , papillons diurnes, crépusculaires, ou nocturnes sont présents dans environ 11% des cas.

Leur morphologie est particulièrement adaptée à celle des fleurs d'orchidées lépidoptérophiles .

Leur trompe parfois très longue fine, pouvant s'enrouler et se dérouler rapidement, s'ajuste à l'éperon long et étroit de l'orchidée.

La couleur des fleurs et l'heure d'émission de leur parfum détermine l'attrait du papillon pour telle ou telle autre.

Ainsi les fleurs blanches ou vert pâle qui laissent échapper un parfum lourd, envoutant au crépuscule attireront des papillons de nuits regroupés sous le terme de noctuelles, des sphingidés souvent appelés 

 Bombyx, ou papillon colibri.  

Leur corps velu ne se prête guère à la fixation des pollinies , ils se consacrent aux orchidées au pollen friable et se débrouillent pour le fixer aux endroits les moins velus ,la trompe les yeux et les pattes arrières.

   

     Beaucoup d'Angrecum et d'epidendrum sont pollinisés par des papillons nocturnes

Les partenaires pollinisateurs des orchidées se révèlent être fidèles à l'égard d'une fleur d'une espèce donné celle ci étant souvent adaptée pour une alliance " convenue "  facilitée par une morphologie et une physiologie parfaitement conforme.

Le discernement des transporteurs livreurs est gérè par la perception des couleurs.

                                          " Les lignes blanches nous guident sur les routes

                                             Les lignes noires guident les insectes sur la fleur "

les insectes ne sont pas attirés par la grande taille des fleurs , ou par leurs couleurs vives, ils n'en tiennent pas compte . Par contre les substances nutritives et odorantes ont un véritable pouvoir sur eux. Le pollen reste l'attracteur le plus puissant. Il est doté d'une odeur spécifique propre à son espèce, odeur qui diffère de celle produite par la fleur.

 

Dans toutes les régions tropicales on rencontre des oiseaux spécialisés dans " la courtoisie "  des fleurs et des orchidées.

Les colibris  qui  pratiquent  régulièrement " le baise fleur " en visitant notamment  certains  dendrobium

Les trochilidés espèces apparentées aux colibris appelés oiseaux mouche  dont certain sont de la taille d'un bourdon .

Pourvus d'un bec grêle pouvant atteindre plusieurs fois la longueur de leur morphologie, ce qui les rendent capables de ce saisir du nectar dans les parties les plus profondes.

Lors de la récolte de celui-ci, le pollen se fixe sur le front et sur le bec.

 

 

 

 

 

La chaine alimentaire animale peut se révéler assez surprenante  et mobiliser plusieurs intervenants pour aboutir à la reproduction d'un végétal.

stanhopea graveolens  en est la preuve,  fortement parfumée elle attire et abrite des moucherons, qui à leur tour invite une araignée qui les dévore  , les colibris repèrent l'araignée une proie pour eux convoitée .

Pour une fois le pollen ne sera pas l’attraction principale  mais en dévorant l'araignée les colibris assureront la pollinisation de la fleur.

 

Ce volet clos le chapitre de : Si l'Orchidée m'était contée merci de votre fidélité on se retrouve dans la présentation des prochaines floraisons , et sur la page:  Un jardin en Vaunage

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Si l'Orchidée métait contée : L'alliance Orchidées- fourmis

Publié le 11 Mars 2022 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

Selon La Fontaine " la fourmi n'est pas préteuse"  les orchidées qui ont choisit de faire alliance avec elle ont su mettre à profit ses autres qualités.

Dans son premier rôle protecteur, elle va férocement les défendre contre les prédateurs tels que les chenilles, ou les collecteurs.  Le nectar péri-floral rapproche les fourmis des organes floraux essentiels à la reproduction ' sans pour autant en franchir l'aire.

Une observation attentive sur gongora quinquinervis  a permis de mettre en évidence son comportement . La fourmi monte et descend sur les inflorescences

s'aventure un peu sur l'ovaire, lèche les gouttelettes de nectar qui s'écoule, effectue un mouvement de va et vient sans jamais s'approcher des sépales  ni de la colonne, passant ainsi d'une bractée florale à la suivante.

Pour ma part en période estivale lorsque je sort les vanda à l’extérieur , rapidement un escadron de fourmis s’installe. Je me contente d'observer leur va et vient fébrile quasiment ininterrompu , respectant cette collaboration spontanée.

A l'automne lorsque les vanda rentreront dans la serre l'escadron aura désertè .

                                                                    vanda suavis  

Parmi les orchidées ayant recours aux fourmis défensives on y retrouve certaines espèces de coryanthes , et epidendrum flexosum.

La relation de l'orchidée - fourmi est quelque peu surprenante, certains pseudobulbes creux abritent des nids de fourmis et ses fourmis locataires protègent involontairement la plante sans pour autant participer à sa pollinisation.

Ainsi des grammatophyllum , des gongora , des oncidium pour ne citer qu'eux peuvent abriter dans leurs racines des nids de fourmis.

Les fourmis contribuent la dispersion des graines quelles soient défensives, locataires, semeuses, ou maraudeuses, les relations orchidées- fourmis ont un effet donnant donnant , qui va de la satisfaction de l'une à celle de l'autre.

A suivre ,

 

 

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Si l'Orchidée m'était comtée : Partenaires , Associès

Publié le 19 Janvier 2022 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

 

C'est le printemps, il fait beau , le soleil donne cet éclat lumineux qui va si bien à Dame Nature. De toute part des parfums exhalent des notes subtiles, c'est le moment que choisit notre jeune bourdon des près ( Bombus pratorum ) pour sortir de son terrier . Il se sent ce matin là d'excellente humeur, cependant un petit creux lui indique qu'il est temps pour lui de chercher son déjeuner .

Il prend son envol en dessinant des cercles à ras terre comme pour se repérer , très vite un délicieux parfum d'élixir  d'orchidées lui chatouille le nez , il exécute un ou deux tours supplémentaire comme pour  en fixer la direction, il rectifie son vol et se dirige tout droit vers la source odorante. Notre petit bourdon à collier jaune et à l’arrière  train orange se pose sur le labelle horizontal d'une fleur. L’atterrissage est facilité par le balisage.

Il y découvre le breuvage des Dieux pourtant l'offre de l'orchidée ne saura satisfaire sa faim. Il mémorisera le type de fleur . Une source de nourriture est généralement associée à une odeur, une saveur, une couleur, une forme ce qui va lui permettre de très vite retrouver sa généreuse donatrice.

Dans sa première visite à l'orchidée il charge ses pattes de pollen et dans son agitation il provoque la rupture du capuchon qui protège les pollinies. Celles-ci  viendront se coller sur la partie dorsale de son abdomen.  A  son envol il ne parviendra pas à se débarrasser de toutes ,  sa soif de nourriture l'entraine vers une autre fleur du même type . Son parcours de quête est balisé par des attracteurs olfactifs, visuels , tactiles qui   l'emmènent à choisir.

 

 

 

 

A nouveau il se pose sur le labelle et cherche à faire son deuxième repas , tout content il gigote de plaisir et les pollinies qu'il portaient sur son dos restent collées sur le stigmate.

Notre jeune premier vient sans le savoir d'accomplir son devoir de pollinisateur.

Harpes et violons jouez la sérénade l'alliance nuptiale vient d'être célébrée .

 

 

Dans les partenaires et alliés l'abeille domestique est le principal pollinisateur des spirantes spiralis , orchidée aux fleurs très odorantes qui fleurit en automne.

Les différentes stratégies misent en place par les orchidées ont pour seul but la pollinisation, les besoins fondamentaux des insectes et des oiseaux sont très différents.

Chez les oiseaux c'est le besoin de nourriture .

Chez les diptères l'attirance n'est pas seulement l'exigence alimentaire.

L'epipactis veratrifolia attire un syrphe du genre ischiodon miniature qui ne fait que quelques millimètres de long en émettant des molécules qui constituent les signaux d'alarme des pucerons. Hors ces insectes traquent les pucerons pour nourrir leurs larves. Trompées elles pondent leurs œufs sur la plante et ce faisant se chargent de pollen..les larves qui écloront seront condamnées , d'autant qu'aucun puceron ne sera à proximité " le signal de danger " émis par la plante repousse les pucerons.

Les hyménoptères, abeilles, boudons, fourmis,

Les lépidoptères ,papillons

Les coléoptères, coccinelles, scarabées

Les diptères, mouches, syrphes

L'attraction par le pollen ou le nectar est certaine, de même que celles des sécrétions odorantes surtout si les composantes de l'odeur est une hormone sexuelle ou une hormone qui évoque celle de la femelle de l'espèce.

Chez les hyménoptères Mr Eucène Longicorne à la recherche de sa belle succombe à la supercherie de l'ophrys apifera

Le pollen doit être transporté d'une fleur à une autre .

Sauf cas exceptionnel d'autopollinisation : exemple chez les epipactis dont le pollen s'écoule par pesanteur sur le stigmate, ou par exopollinisation chez les bulbophyllum wendlandianum  où le pollen est transporté par le vent.

De manière générale la pollinisation est assurée par des ambassadeurs d'origines animales qui remplissent à merveille leur rôle de vecteur pollinique.

Différentes espèces d'orchidées ont leurs exigences particulières quant à leur pollinisateurs.  l'efficacité de leur reproduction sexuée résulte en grande partie de l'accor.dance harmonieuse établie entre les partenaires.

L'adaptation fleur - insecte ce fait surtout en fonction de la morphologie du labelle , ce dernier étant extrêmement diversifié.

Seulement 5% des espèces d'orchidées confient leur pollen aux guêpes  ( genre vespa  )qui consomment peu de nectar; leur langue très courte à peine quelques millimètres ne peut servir que lorsque le nectar est facilement accessible.

les xilocopes  ( abeilles charpentières ) pollinisent des espèces à grandes fleurs tubiformes.

telles que les arundina,  cymbidium, eulophia

Le labelle du cymbidium porte des papilles luisantes les taches pourpres forment des lignes qui convergent vers la zone nectarifère.

Le genre centris insecte hyménoptère famille des Apidae en plus du nectar collectent des huiles essentielles sur certaines orchidées comme ornithocephalus ,

sigmatotalix

l'histoire ne s’arrêtant pas là nous nous retrouverons dans un prochain volet.

merci de votre fidélité.

Daphnie

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Si l'Orchidée m'était contée

Publié le 3 Janvier 2022 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

                                                   

                                                             L'aventure qui engendre la vie 

    Dans les conditions naturelles  une graine d'orchidée ne peut germer qu'après avoir rencontré le champignon symbiotique spécifique qui lui fournira  les substances nutritives nécessaires à son développement.

Dans les conditions de culture on se passera de ce champignon en réalisant des germinations asymbiotiques sur des milieux de culture stériles riches en gélose, en éléments minéraux , en sucre,.

Ce mode de reproduction nécessite des équipements adaptés , une aseptie rigoureuse, des soins éclairés  , pas très accessibles au simple amateur.

   Il faut laisser du temps au temps pour que l 'embryon qui se développe tout d'abord dans la graine soit visible sous forme de petite boule verte " le protocorme " avec deux pôles de développement.

image emprunté au net 

L'un donnera la partie aérienne ,l'autre les racines, évoluant vers une plantule.

Après plusieurs mois pendant lesquels ces plantules  seront repiquées une ou plusieurs fois dans des milieux de culture toujours stériles et différents , les jeunes plants seront sortis du flacon  pour vivre leur début de vie en extérieur.

             

                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plants seront cultivés en serre dans des conditions d'acclimatation progressive.

 

 

 

 

 

 

 

 

La culture réalisée en semis symbiotiques en flacon de gélose qui contient le champignon mycorhizien spécifique , est la même que pour les semis asymbiotiques mais  beaucoup plus facile du fait de la présence du champignon qui protège les plantules. C'est la technique qui se rapproche le plus des conditions naturelles.

La multiplication végétative largement utilisée par les producteurs et amateurs consiste à produire des individus autonomes ( nouvelle plante ) à partir de fragments plus ou moins importants de l'appareil végétatif.

Tiges : chez les orchidées monopodiales comme les phalaenopsis ou les vanda , ou bien chez certaines sympodiales comme les dendrobium.

De petites plantes appelées keikis apparaissent sur les inflorescences , ou canne , il suffit d'attendre que les racines atteignent entre 8 et 10 cm , de les détacher pour les replanter. En outre les orchidées sympodiales développent des bougeons à la base des pseudobulbes qui donneront également naissance à de nouveaux b pieds.

Certaines d'entre elles qui n'ont pas de pseudobulbes conservent leur appareil végétal intact plusieurs années après leur dernière floraison , ce qui permettra de pouvoir sectionner la tige, de la replanter et d'obtenir une plantule par une belle opération , division, multiplication.

Concrètement on peut intervenir par multiplication des organes aériens, par multiplication des rejets de la base, par multiplication des pseudobulbes le cymbidium en est un exemple parfait.

par multiplication des plantules aériennes exp : calanthe, cynoches , dendrobium

 

 

 

 

 

Par bulbilles foliaires exp :   maxillaria pendulosa

Par bourgeons axillaires dormants, Phalaenopsis

On le voit de nombreuses possibilités s'ouvrent à nous , même si la réussite n'est pas toujours aisée , elle vaut la peine d'être tentée.

L'espoir de participer à une nouvelle vie garde ce côté excitant et fédérateur qui ne manque pas de stimuler nos envies d'expériences, ne nous privons pas du plaisir procuré par" l'Enfantement d'une orchidée "

Merci de votre visite que l"an 2022 soit riche en heureuses expériences.                     Daphnie

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Dans l'intimité de l'orchidée

Publié le 10 Décembre 2021 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

la biodiversité assure la pérennité de la vie

 

                                                                   Les chances de réussites

La flore et la faune sont unies par une dépendance réciproque qui débouche sur le renouvellement de la vie.
Bien que le nombre des graines contenues dans un fruit parvenu à maturité soit très élevé le taux de fructification reste relativement faible.
                                                                          En cause :

La déficience et inefficacité des pollinisateurs

Un délai trop long avant la fécondation et la fructification laissant la part belle aux petits insectes herbivores ( escargots limaces ). Aux grands herbivores  (chevreuils kangourous)qui créent des dommages importants notamment chez les bulbophyllum involutum ne laissant que peu de chance aux fleurs de s'épanouir.

N'ayant pas à ma disposition bulbophyllum involutum je vous en propose quelques uns juste pour le plaisir des yeux.

Les orchidées ont des fleurs hermaphrodites . Une fleur porte à la fois les organes mâles (étamines ) et des

organes femelles ( pistil )

Chez les catasetum et les cycnoches les fleurs sont fonctionnellement unisexuées. Elles présentent un dimorphisme sexuel.

La fleur mâle est différente de la fleur femelle.

 

Certaines fleurs présentent à la fois les caractères des fleurs mâles et des fleurs femelles. Dans ce cas de figure elles sont stériles.

Heureusement plusieurs chemins mènent à la reproduction , si l'autogamie ou allogamie échoue il reste d'autres solutions la cléistogamie, la parthénogenèse , l'apomixie  la multiplication végétative.

Un petit détour pour expliquer le vocabulaire botanique ne sera pas de trop et pourrai nous être utile.

                                                       tableau explicatif

Allogamie :      fécondation croisée entre deux individus distincts

Autogamie :      les gamètes femelles sont fécondées par les gamètes mâles provenant d'un même        

                         individu     

Cleistogamie :    autopollinisation des fleurs qui ne s'ouvrent pas, le pollen et les stigmates sont  

                          fonctionnels , mais il reste enfermés dans le bouton , et donc inacessibles à tout

                         pollinisateurs . En conclusion la fleur produira un fruit résultant d'une autogamie.

La parthénogenèse :  est le mode de reproduction monoparental qui nécessite l'intervention de deux

                            gamètes mâles et femelles apportées par le même individu hermaphrodite.

L' apomixie :       est la multiplication végétative sans intervention de la sexualité

 

                             

 

Certaines espèces s'affranchissent totalement de la tutelle du pollinisateur . Au cours de certains été secs et chauds , les fleurs ont du mal à s'épanouir. Le bouton reste fermé et cependant on constate que les ovaires sont dilatés ce qui prouve qu'il y a eu fécondation.

On assiste là, à un mariage caché sous la dénomination de cléistogamie

 D'autres espèces  d'orchidées produisent dans leurs ovules des embryons en l'absence de tout processus de fécondation.

Force est de constater que leur vie amoureuse ou sexuelle est pour le moins débridée, et qu'il nous est difficile de connaitre les multiples facettes qu'elles ont développées , ce qui ne nous empêche pas d' entrer au plus près de leur intimité pour essayer de mieux les connaitre .

Merci de votre fidélité                                                                                            Daphnie

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Si l'Orchidée métait contéé

Publié le 30 Novembre 2021 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

                                                         Dans l'intimité de l'orchidée

                                                                  la fécondation croisée

L'allogamie  : ou la fécondation croisée entre deux individus distincts, suppose une fleur donneuse de pollen, une fleur réceptrice de ce pollen et un agent pollinisateur.

Il semble que les orchidées ont généralement bien développé leur syndrome attractif. Cependant le succès de cette transaction implique le contournement d'un certains nombres d'obstacles .

Parmi eux :

L'isolement géographique ou écologique pourrait être à l'origine des difficultés de fécondation.

Exp : dans le genre dactylorhiza 

dactylorhiza fuschii préfère des prairies sèches  ou des bois clairs à terrain calcaire, .et dactylorhiza maculata des prairies humides acidophiles ou silicoles.

Entre ces deux espèces l'hybridation est peu probable .

 

   Les floraisons décalées Exp :

 

 Entre  cattleya skinneri et cattlya patinii  tous deux présents dans les mêmes localités d'Amérique tropicale dont la floraison se trouve décalée et rend l'hybridation impossible.

 

 

L'écart d'ouverture Exp :

il arrive que l'ouverture des fleurs d'espèces apparentées et vivant dans le même milieu s'ouvrent le même jour , mais à des heures différentes , ou bien encore que les effluves ne soient dispensées à des moments passagers qui peuvent parfois être relativement courts. Ce cas de figure est relativement moindre. Les pollinisateurs peuvent garder collées sur eux les pollinies pendant plusieurs heures voire plusieurs jours.                                             

chez les orchidées en général un synchronisme écologique s'instaure entre la plante et le pollinisateur c'est à dire entre la phénologie florale et le rythme d'activité du vecteur biologique.

C'est ainsi que les fleurs visitées comme celles des angrecum par les papillons nocturnes, libèrent leur nectar à la tombée de la nuit, tandis que les catasetum émettent leur parfum tôt le matin pour profiter de l'activité des abeilles Euglossines .

A noter que Euglossina viridissima qui vit au Mexique est la seule espèce d'abeille qui peut polliniser la vanille .

L'incompatibilité de taille :

si le pollinisateur visite successivement deux plantes de même genre à grandes et petites fleurs ,de par sa perfection la nature s'opposera au dépôt du pollen sur le stigmate. On assiste là à un acte manqué. La différence morphologique peut sembler minime , mais elle assure néanmoins une barrière mécanique efficace .

La différence d'orientation :

 

 

 

 

 

Dans le genre gongora et coryanthes l'orientation des pollinies contribue à l'isolement des espèces.

Les pollinies des gongora sont orientées vers l'arrière , celles des coryanthes vers l'avant cette différence d'orientation va permettre à l'Euglossine mâle de polliniser sans risque d'hybridation les représentants de ces genres., et permettre l'isolement des espèces.

 

 

 La différence de longueur de la colonne :

Cymbidium insigne et dendrobium infundibulum dont la floraison est synchrome dans les mêmes stations , et qui sont fécondés par le Bombus eximus se trouvent confrontés à des différences de longueur de la colonne.

longue pour cymbidium insigne,les pollinies seront déposées sur le dos du bourdon, courte pour dendrobium infundibulum elles seront déposées en arrière de la tête . Le bombus peut ainsi aller de l'un à l'autre déposant les pollinies sur le stigmate d'une fleur de l'espèce dont elles sont issues.

L'échec lié au poids :

Chez les orchidées à labelle mobile celui-ci bascule lorsqu'un visiteur adapté s'y pose .Un poids insuffisant ou excessif bloquera le mouvement nécessaire à la fécondation.

On le voit les chances de succès sont tributaires de nombreux éléments que la nature dans sa perfection  et sa sagesse résout avantageusement, un sujet qui s'abordera dans les prochains jours .

 

 

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Si l'Orchidéé m'était contée

Publié le 23 Novembre 2021 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

                           Dans l'Intimité de l'Orchidée

 

Ces fleurs princières aux allures souvent majestueuses , possèdent tous les atouts pour susciter curiosités , étonnement , admiration, passion.

Cette grande famille du monde végétal excelle dans les mystères , et les stratégies sophistiquées .

 

" Par son tempérament, comme par ces meurs , l'orchidée est une   femme"  écrivait Jean Marie Pelt .

 

Elle sait depuis toujours l'importance de la parure, du maquillage, des effluves, des déguisements.  Elle perfectionne avec raffinement les symboliques autant que nécessaire pour attirer l'attention, provoquer la tentation, et s'assurer en toute bonne conscience de la réussite de sa fécondité.

 

En un mot c'est une  manipulatrice rusée , et c'est un défi de grande envergure que de vouloir saisir toutes les facettes de sa vie secrète et amoureuse.

Sa beauté évoque la noblesse, pour certaines la pureté, se plaçant en  quelque sorte en contradiction avec la sensualité qu'elle dégage. Elle est l'image et le témoignage de folles passions.

Ces filles de l'air sont parées de robes lumineuses, somptueuses aux palettes inattendues  et infinies,  parfois délicieusement parfumées,  crées par le plus grand des couturiers

                                " Maitre Apparat "

A la phase de " séduction pollinisation "  succède celle de la germination des graines,  qui passe obligatoirement par un contrat avec des champignons  saprophytes le plus fréquent étant le Rhizoctonia.

la plupart sont ainsi dépendantes au cours  de leur germination de leurs champignons symbiotiques.

Les graines de l'orchidée ne contiennent pas d'albumen " tissu nourricier " donc pas de réserve nutritive.

 

Présentes à peu près dans toutes les régions du globe , il semble que les chinois aient été les premiers a éprouver un attrait particulier, et a leur attribuer la première place parmi les plantes.

               Entre les orchidées et les hommes c'est depuis longtemps une histoire d'amour ces grandes enjôleuses se singularisent dans des palettes où toutes les couleurs sont représentées y compris le vert , le bleu toutefois y est très peu imagé , et le noir reste encore mythique. Quant à leurs parfums si certains nous sont perceptibles, d'autres ne le sont que pour les animaux.

Un grand nombre d'orchidées sont  pluriflores , parmi celles-ci on compte de nombreuses espèces exopollinisées , qui recourent à des vecteurs animaux pour se reproduire.

Lorsqu'un insecte se pose sur une fleur de cette espèce, il peut prélever une pollinie ou saupoudrer plus ou moins son corps de pollen, ensuite lorsqu'il se pose sur une autre fleur de la même espèce il dépose du pollen sur le stigmate.

C'est une pseudo exopollinisation = une autopollinisation que l'on rencontre chez les cattleya dont on cultive des clones issues de  la multiplication végétative.

 

 

 

 

 

merci de votre fidélité    Daphnie

 

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A chacun son histoire : les Encyclia

Publié le 19 Décembre 2017 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

Les encyclia sont devenus aujourd'hui prosthechea mais leur histoire demeure la même et leurs propriétés aussi

Non dénués d’intérêt certains sont même entrés dans la pharmacopée 

Encyclia citrina dont  les fleurs  étaient utilisées pour faire de très beaux colliers auraient la propriété de guérir les maux d'estomac.

Encyclia cochleata fleur nationale de Bélize est aussi appelé " Orchidée noire "

Certains consommaient ses pseudobulbes une fois cuits

Enclya vitellina et Encyclia cochleata ont tous deux des propriétés identiques leurs pseudobulbes  secrètent des substances constituées de polysaccharides qui gonflent au contact de l'eau en prenant une consistance visqueuse , parfois collante semblable à de la gélatine .

Ce mucilage végétal était autrefois utilisé chez l'adulte en traitement de la constipation.

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A chacun son histoire : les Dendrobium

Publié le 12 Décembre 2017 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

Le genre dendrobium excelle par sa multiplicité des formes et des couleurs. Il est très présent dans toutes les collections quelles soient d'amateurs ou d'orchidophiles avertis.

Nous ne seront pas surpris de les retrouver dans des utilisations simples certes mais parfois surprenantes

Au Vietnam ses fleurs une fois séchée servaient à faire une décoction aux vertus tonifiantes.

En Malaisie ses speudobulbes servaient à fabriquer des petits  balais qui servaient d’aspersoirs dans les maisons où il y avait un défunt, afin d'éviter que leurs esprits ne restent hanter les lieux

En Australie les aborigènes l'utilisait dans leur nourriture ainsi que Dendrobium spésiosum

Au Japon il était présent dans les temples pour son parfum, mais pas que, il était également considéré comme source de longévité , les empereurs le possédait tous dans leur collection.

 En Asie les fleurs de Dendrobium pulchellum étaient incorporées dans la nourriture des chiens dans le but de les rendre plus combattifs à la chasse

D'autres utilisations sans doute qui échappent à ma connaissance mais qui les rendent très intéressant

 

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A chacun son histoire : Les Cymbidium

Publié le 5 Décembre 2017 par daphnie dans Si l'Orchidée m'était contée

Appréciés des néophytes pour leur facilité de culture et la multiplicité des hybrides souvent à grandes fleurs , les cymbidium s’inscrivent déjà dans l'antiquité japonaise.

Cymbidium ensifolium était réservé par les commerçant pour parfumer leur maison.La grâce de son feuillage était représentée dans l'art graphique Chinois et  Japonais

image empruntée chez Ryane Orchidée

Les peuples aborigènes du Nord de l'Australie consommaient régulièrement les pseudo-bulbes de Cymbidium canaliculatum 

 Au Japon on faisait sécher dans du sel les fleurs de cymbidium virescens pour les incorporer ensuite dans des boissons chaudes

En Malaisie les racines de Cymbidium finlaysonianum  broyées servaient de préparation pour soigner les éléphants malades

Jouant ainsi des rôles prépondérant parfois très éloignés de ceux attendus les orchidées se glissent dans notre vie de milles façons.

Pour illustrer cet article j'ai du emprunter ces images et pour terminer je vous livre quelques cymbidium de ma collection.

Merci de votre visite                                                                                                  Daphnie

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