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Orchidium-Vaunage /  Jardin en Vaunage

Orchidium-Vaunage / Jardin en Vaunage

Passion des Orchidées en partage , leur mode de vie , leur culture , côté jardin les exotiques, tropicales, cactées etc

Publié le par daphnie
Publié dans : #Mémoires de jardin

Parler des choses que l'on aime c'est cultiver les mots en nuances feutrées , pour en faire un bouquet rempli d’humilité.

Présente depuis des siècles considérée comme la reine des fleurs , elle nous accompagne dans une multitude de formes, de mythes de légendes, de parfums ,  de moins en moins cependant et c'est fort regrettable.

A ce propos il se raconte qu’Éros enfant jouant prés d'un rosier fut piquè par une abeille, sa mère Aphrodite dans sa précipitation pour le consoler laissa échapper le vase de parfum qu'elle tenait à la main. Le parfum se rependit sur le rosier et ne le quitta plus.

Au jardin d'été la rose se fait timide, la montée en température oblige le rosier à se mettre en repos et les quelques roses qui arrivent à s'épanouir se fanent très rapidement .

Nahéma    

                             Louis de Funès

Que serait un jardin sans rose ? pour ma part cette option n'était pas envisageable.

La terrasse se refait une beauté tous les ans au printemps , même si les hiver ne sont pas très rigoureux il y a régulièrement  des gelées à  _ 3° / _ 5° et certaines années plus . Quelques unes fort bien adaptées à ces températures s'y sont bien installées , d'autres malgré les précautions de voilage ne résistent pas.

Le dipladénia se montre capricieux mais je lui pardonne . Cette liane volubile  venue tout droit des régions d'Amérique du Sud  se remplie de fleurs en forme de trompette aux pétales pointus et est représentée dans divers tons rose, rouge, blanc, le mélange subtil des couleurs dans une potée est très attirant .

Ce " Jasmin du Brésil " est harmonieux , généreux en floraison celle-ci démarre dès le printemps et se prolonge tard en arrière saison . Il serait regrettable de s'en passer.

Si par malchance une partie  du pied subit des dégâts je lui donne un  jeune plant qui très vite enlacera l'ancien comme pour le réconforter .

 

 

Parmi les nouveautés de cette année l'impatiens de Nouvelle-Guinée . Deux petites boutures faites en octobre 2021 placées dans un vase  avec de l'eau ont eues tout l’hiver pour former un système racinaire . Le chignon obtenu était de taille et la floraison est au rendez vous.

plante de la famille des Balsaminacées

origine Papouasie Nouvelle-Guinée

 

 

 

 

 

Une petite araignée dans sa livrée blanche  la Thomise y a élu domicile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la famille des Verbénacées le genre lantana originaire d'Amérique du Sud c'est parfaitement adapté au climat méditerranéen . Cette vivace se comporte parfaitement bien en potée et sa générosité en matière de floraison en  fait une alliée de choix.

Formant rapidement un buisson touffu , étalé au feuillage gaufré qui laisse s’échapper au moindre frôlement un doux parfum évoquant le pamplemousse , il se couvre d'une multitude de petites fleurs en trompettes, réunies en inflorescences aux teintes changeantes au fur et à mesure de l'avancement de sa floraison 

je l'associé  à un pélargonium à eux deux ils m'assurent une floraison presque en continu l'un prenant le relai sur l'autre .Riche en nectar il fait le régal des abeilles et des papillons.

 Les fleurs sont suivies de baies d'abord vertes puis bleues à maturité qui font le régal des oiseaux. Attention elles sont toxiques pour nous.

Le bégonia bambou du doux nom  de Tamaya que je trouve exotique n est pas à proprement parlé une plante de jardin mais plutôt d'appartement ou de véranda . Par contre les étés en extérieur lui sont profitable à chaque fois quand viens le moment de le rentrer  c'est le grand questionnement .

Où vais je bien pouvoir le mettre?

L'inflorescence est une cyme bipare  , elle débute par un bouton floral, qui va donner une fleur à la base de laquelle vont se développer deux pédoncules, un de chaque côté, dotés d'une fleur, pour former une grappe .  Elle est également monoïque c'est dire qu'elle porte des fleurs mâles  les premières à apparaître , ensuite viennent les fleurs femelles  .  Les fleurs mâles tombant avant la maturité des fleurs femelles il ne y avoir d'auto fécondation.

Très simple à dupliquer il suffit de couper une tige  de la placer dans de l'eau pour voir rapidement apparaître un système racinaire.

 

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Publié le par daphnie

Venu en douce par je ne sais quel transporteur/ livreur je me suis retrouvée avec plusieurs pieds d'asparagus sprengeri, ses longues tiges retombantes se retrouvaient au sol en forme rampantes. son feuillage  d'un vert intense, original délicat et vaporeux  perdait dans cette implantation spontanée toute sa beauté.

facile de récupérer ses racines tubéreuses et de les installer dans un pot pour permettre à son port buissonnant  de s'exprimer pleinement, .

Après la floraison ses petites fleurs blanches me donneront  des baies rouges très décoratives.

Cette adorable grimpante au port léger dont les graines m'ont été offerte généreusement  par la jardinière  du Jardin de la Pomme d'Ambre se prélasse , s'étire toute à sa guise.

Elle porte le nom d'Asarine ( Lophospermum erubescens ) appartiens à la famille des Plantaginacées  et se partage un support  en forme de cercle avec la clématite Arabella. La première originaire du Mexique et la seconde des Balkans et de l'Asie Mineure. Rien qu'en terrasse je voyage ....

 

A elles deux elles ont formé un joli méli-mélo dans un camaïeux bleu violet des plus sublime.

Elles hébergent depuis le printemps une épeire  diadème qui a tissé sa toile en dehors du feuillage , mais qui s'abrite à l'intérieur de la couronne.

Lors des arrosages il me plait de réduire le jet en brumisation légère. Aussitôt elle sort de son refuge pour profiter des gouttelettes restées en suspension au bord des feuilles ou des pétales , et entreprend de faire sa toilette à la manière d'un chat .

En dehors du fait pour certains , certaines de ressentir une répulsion pour ces petites bêtes ,force est de constater qu'elles sont  d'une extrême propreté . Ses pattes récupèrent l'eau , elle les passent sur sa tête insistant bien sur les yeux   , pour finir  sur le reste du corps.

Pas du tout dérangée par ma présence .

 

 

 

 

 

 

 

 

ces  grimpantes disparaitront en hiver toutes deux caduques pour renaitre au printemps prochain.

Asarine aura sans doute semé quelques graines qui renforceront l'épaisseur de la couronne . Pour l'instant de nombreux boutons sont à venir.

 

                                                     ici en pleine dégustation d'un repas

La semaine se termine avec cet hibiscus moscheutos, les petites visites en jardineries s'achèvent souvent  avec "une petite dernière" il y a toujours une plante qui vous fait un clin d’œil.

J'ai toujours eu une attirance inexpliquée pour cette plante vivace herbacée, tropicale, facile de culture, très résistante au gel  .  Ses fleurs très colorées  en forme de corolle avec généralement une gorge plus foncée  laissent s'échapper une colonne plus ou moins longue . Ses anthères jaunes se terminent en ponctuation de petits points rouges délicatement veloutés lui conférant une beauté digne d'admiration.

 

        Les joies s'enferment dans les plus petites choses et se révèlent à nous dans le secret du détail.

 

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Publié le par daphnie
Publié dans : #Mémoires de jardin

Juillet poursuit son chemin toujours en montée de température , les résilientes en sortiront indemnes, les autres baissent la garde, l'eau apportée ne suffit pas elles suffoquent . C'est un crève cœur que de voir des brulures sur leurs feuilles.

Parmi les plus courageuses venu de l'est de l'Afrique australe , le plumbago auriculata

Il y a bien longtemps lors d'une virée en Provence je tombais sous le charme de deux potées encadrant la porte d'un restaurant. Ses rameaux tantôt retombant gracieusement , tantôt grimpant se rejoignaient pour former une arche bleutée. Charmant accueil  pour les clients qui comme moi ne manquaient pas de s'extasier. Je me suis alors promis d'en adopter un pour mon jardin.

Il y a deux ans un pied fut installé à l'angle d'un mur , son nectar très sucré est très apprécié des papillons et des oiseaux.       

La plante s'appelle également Dentelaire du  Cap car sa racine a été longtemps utilisée en France pour soulager les maux de dents et " du Cap " car elle est originaire du Cap de Bonne Espérance.

Son nom botanique Plumbago vient du mot latin plumbum ce qui signifie plomb on pensait alors que la plante pouvait guérir de l’empoisonnement au plomb , enfin Auriculata signifie en forme d'oreille et fait référence  à la forme des feuilles.

Introduit à Tahiti par le lieutenant de vaisseau Pasquier vers 1870 il fait le bonheur des enfants qui font des boucles d'oreilles avec ses fleurs bleues collantes. Les fleurs coupées fraiches sont frottées sur les zones douloureuses du corps pour apaiser les coups de soleil, brulures, démangeaisons.

Issu également d'une ballade en Uzege l'Impatiens Balfouri ou Balsamine de Balfour ou encore Impatiens du Tibet a su me conquérir . Il a éveillé en moi des souvenirs anciens. En région du Quercy d'où je suis native sur les berges des petits ruisseaux ils se pavanaient. Chaque tige est porteuse d'une multitude de  ramifications  se terminant par de jolis bouquets de fleurs  hermaphrodites bicolores blanches et roses' avec un éperon nectarifère.                    

 

 

Les fruits sont des capsules longues d'environ un à deux centimètres à maturité elles explosent au moindre contact éparpillant au large leur semence. cloisonné dans un grand pot posé sur un support de gravier humide elle apporte au jardin un petit air romantique et fleurit de juin à fin août.

Un petit nouveau est arrivé récemment , originaire d'Argentine et du Paraguay appartenant à la famille des solanacées.

Sa présentation sur tige et sa floraison en forme de boule recouverte d'une myriades de petites fleurs bleues /violet  lui a  valu son adoption.

l'Arbre à gentiane Solanum rantonnetii rebaptisé Lycianthes rantonnetii est décrit comme un arbuste robuste  au feuillage persistant et une floraison qui s'étend du printemps à l'automne.

Le hic car il y en a un , il se montre frileux ,  supportant difficilement les gelées , il va falloir lui trouver une capeline pour cet hiver.

Un petit dilemme semble perdurer et je n'ai toujours pas réussi à l'éclaircir ,certains pourront peut être m'éclairer.

Cette petite Astéracée originaire d'Afrique du Sud , Osteopermun se rencontre dans les jardineries sous le nom de Dimorphoteca la similitude  des fleurs est bluffante et je ne suis pas assez  douée en la matière pour trancher en attendant mieux je me contente donc du nom de  Marguerite du Cap.

elle a fière allure et le choix des couleurs ne manque pas, une bonne résistance à la sécheresse et des floraisons à foison en font l'alliée idéale des jardins .

A l'heure d’aujourd’hui le jardin se lamente, et la jardinière impuissante espère qu'une eau céleste lui apportera tout ce dont il a besoin.

A très vite,  l'espérance reste la meilleure des solutions pour s'accrocher à la vie ........    J. Dauphin

 

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Publié le par daphnie
Publié dans : #Mémoires de jardin
ma passion pour les plantes , mon élexir de jouvence, mon enchantement au quotidien

                  Dans ce " PARADIS TROPICAL ÊTRE FLEUR C'EST ÊTRE REINE "

Je fus une, je cherchais deux , puis trouvé trois etc... etc.. C'est ainsi il y a un demi siècle, que l'aventure d' un Jardin en Vaunage a commencé. Au fur et à mesure des rencontres, des coups de cœur, des réussites, des échecs, il a pris toute son ampleur s'est imposé comme une force tranquille, un lieu de paix, de bonheur simple, où il fait bon vivre.

La fleur séduction, insolite, majestueuse, solitaire, minuscule, sauvageonne et plus encore, se rencontre parfois où l'on s'y attend le moins. Bien au-delà de nos jardins , reine des cérémonies , ou symbole de notre mois de naissance pour nous accompagner du départ jusqu'à la fin de  la vie.

     fleur de naissance de juillet le delphinium , il représente la délicatesse , l'ouverture du cœur , la douceur, et la bienveillance.                                                                                                    

 

le genre comprend environ 300 espèces de vivaces, de bisannuelles et d'annuelles presque toutes de l' hémisphère nord, et appartient à la famille des Renonculacées ( famille des boutons d'or )

son feuillage très découpé le rend aérien léger. Il porte à l'arrière de la fleur un éperon rempli de nectar, ce qui lui a valu le nom commun de pied d'alouette en référence à l'éperon que porte celle-ci sur sa patte .

Les Grecs eux voyaient dans la forme du bouton porteur de ce long éperon une similitude avec le dauphin, delphis , d'où le nom de delphinium . plus joli dauphinelle ( petit dauphin )

Les épis floraux sont hauts,les fleurs  habituellement violacées, mais peuvent être bleues, blanches, roses ou rouges., Papillons et guêpes aiment venir siroter le nectar contenu dans l'éperon.

juillet retrouve le panache du flamboyant , il déploie ses artifices au moment où la nature semble s'alanguir sous la pression des montées en température . Comme s'il pressentait des jours difficiles à venir , il donne le meilleur de lui même offrant ses bouquets d'or ornés d'imposantes étamines rouges .

caesalpinia gilliesi issu d'un semis a mis de longues années à fleurir.

sa prestation est toujours très attendue.

J'aime beaucoup les visiteurs surprises ce n'est pas toujours simple de pouvoir capter ces instants furtifs , à gauche un citron de Provence sur une feuille d' épiphyllum , et à droite une cigale au repos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours très généreux l'hibiscus des marais  moscheutos avec sa  floraison spectaculaire sait se faire admirer. Coupe pleine en forme d'assiette à dessert très colorée malgré sa brièveté de floraison m'a pleinement conquise. Une scène différente chaque jour par 2 , par 3 , par 7  le plaisir de cette découverte le matin  ne cesse de me remplir de joie.

 

 

 

Pour lui tenir compagnie une potée de balisier ci dessous      Angèle Martin

la gourmande n'a pas su résister                                        

Depuis quelques années je leur laisse de plus en plus  de place , largement séduite par leurs feuillages évoquant les "bananiers " et leurs panicules dressées au sommet de la tige émergeant en bouquet colorés. Gloutons , avides d'engrais, d'eau , de chaleur et de soleil ils excellent dans les floraisons renouvelées

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ipomée prend ses aises, avide d'espace ses vrilles enserrent le moindre  support. Ces lanternes bleues soulignent l'espace occupé d'un trait de lumière vive.

 

 

 

 

 

 

tout au long de ce mois de juillet j’essaierai de partager ce vivant qui sème des graines de joies et de  bonheur au quotidien.

à très vite

J. Dauphin

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Publié le par daphnie
Publié dans : #Si l'Orchidée m'était contée

Parmi les agents pollinisateurs les lépidoptères , papillons diurnes, crépusculaires, ou nocturnes sont présents dans environ 11% des cas.

Leur morphologie est particulièrement adaptée à celle des fleurs d'orchidées lépidoptérophiles .

Leur trompe parfois très longue fine, pouvant s'enrouler et se dérouler rapidement, s'ajuste à l'éperon long et étroit de l'orchidée.

La couleur des fleurs et l'heure d'émission de leur parfum détermine l'attrait du papillon pour telle ou telle autre.

Ainsi les fleurs blanches ou vert pâle qui laissent échapper un parfum lourd, envoutant au crépuscule attireront des papillons de nuits regroupés sous le terme de noctuelles, des sphingidés souvent appelés 

 Bombyx, ou papillon colibri.  

Leur corps velu ne se prête guère à la fixation des pollinies , ils se consacrent aux orchidées au pollen friable et se débrouillent pour le fixer aux endroits les moins velus ,la trompe les yeux et les pattes arrières.

   

     Beaucoup d'Angrecum et d'epidendrum sont pollinisés par des papillons nocturnes

Les partenaires pollinisateurs des orchidées se révèlent être fidèles à l'égard d'une fleur d'une espèce donné celle ci étant souvent adaptée pour une alliance " convenue "  facilitée par une morphologie et une physiologie parfaitement conforme.

Le discernement des transporteurs livreurs est gérè par la perception des couleurs.

                                          " Les lignes blanches nous guident sur les routes

                                             Les lignes noires guident les insectes sur la fleur "

les insectes ne sont pas attirés par la grande taille des fleurs , ou par leurs couleurs vives, ils n'en tiennent pas compte . Par contre les substances nutritives et odorantes ont un véritable pouvoir sur eux. Le pollen reste l'attracteur le plus puissant. Il est doté d'une odeur spécifique propre à son espèce, odeur qui diffère de celle produite par la fleur.

 

Dans toutes les régions tropicales on rencontre des oiseaux spécialisés dans " la courtoisie "  des fleurs et des orchidées.

Les colibris  qui  pratiquent  régulièrement " le baise fleur " en visitant notamment  certains  dendrobium

Les trochilidés espèces apparentées aux colibris appelés oiseaux mouche  dont certain sont de la taille d'un bourdon .

Pourvus d'un bec grêle pouvant atteindre plusieurs fois la longueur de leur morphologie, ce qui les rendent capables de ce saisir du nectar dans les parties les plus profondes.

Lors de la récolte de celui-ci, le pollen se fixe sur le front et sur le bec.

 

 

 

 

 

La chaine alimentaire animale peut se révéler assez surprenante  et mobiliser plusieurs intervenants pour aboutir à la reproduction d'un végétal.

stanhopea graveolens  en est la preuve,  fortement parfumée elle attire et abrite des moucherons, qui à leur tour invite une araignée qui les dévore  , les colibris repèrent l'araignée une proie pour eux convoitée .

Pour une fois le pollen ne sera pas l’attraction principale  mais en dévorant l'araignée les colibris assureront la pollinisation de la fleur.

 

Ce volet clos le chapitre de : Si l'Orchidée m'était contée merci de votre fidélité on se retrouve dans la présentation des prochaines floraisons , et sur la page:  Un jardin en Vaunage

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Publié le par daphnie
Publié dans : #Si l'Orchidée m'était contée

Selon La Fontaine " la fourmi n'est pas préteuse"  les orchidées qui ont choisit de faire alliance avec elle ont su mettre à profit ses autres qualités.

Dans son premier rôle protecteur, elle va férocement les défendre contre les prédateurs tels que les chenilles, ou les collecteurs.  Le nectar péri-floral rapproche les fourmis des organes floraux essentiels à la reproduction ' sans pour autant en franchir l'aire.

Une observation attentive sur gongora quinquinervis  a permis de mettre en évidence son comportement . La fourmi monte et descend sur les inflorescences

s'aventure un peu sur l'ovaire, lèche les gouttelettes de nectar qui s'écoule, effectue un mouvement de va et vient sans jamais s'approcher des sépales  ni de la colonne, passant ainsi d'une bractée florale à la suivante.

Pour ma part en période estivale lorsque je sort les vanda à l’extérieur , rapidement un escadron de fourmis s’installe. Je me contente d'observer leur va et vient fébrile quasiment ininterrompu , respectant cette collaboration spontanée.

A l'automne lorsque les vanda rentreront dans la serre l'escadron aura désertè .

                                                                    vanda suavis  

Parmi les orchidées ayant recours aux fourmis défensives on y retrouve certaines espèces de coryanthes , et epidendrum flexosum.

La relation de l'orchidée - fourmi est quelque peu surprenante, certains pseudobulbes creux abritent des nids de fourmis et ses fourmis locataires protègent involontairement la plante sans pour autant participer à sa pollinisation.

Ainsi des grammatophyllum , des gongora , des oncidium pour ne citer qu'eux peuvent abriter dans leurs racines des nids de fourmis.

Les fourmis contribuent la dispersion des graines quelles soient défensives, locataires, semeuses, ou maraudeuses, les relations orchidées- fourmis ont un effet donnant donnant , qui va de la satisfaction de l'une à celle de l'autre.

A suivre ,

 

 

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Publié le par daphnie
Publié dans : #Si l'Orchidée m'était contée

 

C'est le printemps, il fait beau , le soleil donne cet éclat lumineux qui va si bien à Dame Nature. De toute part des parfums exhalent des notes subtiles, c'est le moment que choisit notre jeune bourdon des près ( Bombus pratorum ) pour sortir de son terrier . Il se sent ce matin là d'excellente humeur, cependant un petit creux lui indique qu'il est temps pour lui de chercher son déjeuner .

Il prend son envol en dessinant des cercles à ras terre comme pour se repérer , très vite un délicieux parfum d'élixir  d'orchidées lui chatouille le nez , il exécute un ou deux tours supplémentaire comme pour  en fixer la direction, il rectifie son vol et se dirige tout droit vers la source odorante. Notre petit bourdon à collier jaune et à l’arrière  train orange se pose sur le labelle horizontal d'une fleur. L’atterrissage est facilité par le balisage.

Il y découvre le breuvage des Dieux pourtant l'offre de l'orchidée ne saura satisfaire sa faim. Il mémorisera le type de fleur . Une source de nourriture est généralement associée à une odeur, une saveur, une couleur, une forme ce qui va lui permettre de très vite retrouver sa généreuse donatrice.

Dans sa première visite à l'orchidée il charge ses pattes de pollen et dans son agitation il provoque la rupture du capuchon qui protège les pollinies. Celles-ci  viendront se coller sur la partie dorsale de son abdomen.  A  son envol il ne parviendra pas à se débarrasser de toutes ,  sa soif de nourriture l'entraine vers une autre fleur du même type . Son parcours de quête est balisé par des attracteurs olfactifs, visuels , tactiles qui   l'emmènent à choisir.

 

 

 

 

A nouveau il se pose sur le labelle et cherche à faire son deuxième repas , tout content il gigote de plaisir et les pollinies qu'il portaient sur son dos restent collées sur le stigmate.

Notre jeune premier vient sans le savoir d'accomplir son devoir de pollinisateur.

Harpes et violons jouez la sérénade l'alliance nuptiale vient d'être célébrée .

 

 

Dans les partenaires et alliés l'abeille domestique est le principal pollinisateur des spirantes spiralis , orchidée aux fleurs très odorantes qui fleurit en automne.

Les différentes stratégies misent en place par les orchidées ont pour seul but la pollinisation, les besoins fondamentaux des insectes et des oiseaux sont très différents.

Chez les oiseaux c'est le besoin de nourriture .

Chez les diptères l'attirance n'est pas seulement l'exigence alimentaire.

L'epipactis veratrifolia attire un syrphe du genre ischiodon miniature qui ne fait que quelques millimètres de long en émettant des molécules qui constituent les signaux d'alarme des pucerons. Hors ces insectes traquent les pucerons pour nourrir leurs larves. Trompées elles pondent leurs œufs sur la plante et ce faisant se chargent de pollen..les larves qui écloront seront condamnées , d'autant qu'aucun puceron ne sera à proximité " le signal de danger " émis par la plante repousse les pucerons.

Les hyménoptères, abeilles, boudons, fourmis,

Les lépidoptères ,papillons

Les coléoptères, coccinelles, scarabées

Les diptères, mouches, syrphes

L'attraction par le pollen ou le nectar est certaine, de même que celles des sécrétions odorantes surtout si les composantes de l'odeur est une hormone sexuelle ou une hormone qui évoque celle de la femelle de l'espèce.

Chez les hyménoptères Mr Eucène Longicorne à la recherche de sa belle succombe à la supercherie de l'ophrys apifera

Le pollen doit être transporté d'une fleur à une autre .

Sauf cas exceptionnel d'autopollinisation : exemple chez les epipactis dont le pollen s'écoule par pesanteur sur le stigmate, ou par exopollinisation chez les bulbophyllum wendlandianum  où le pollen est transporté par le vent.

De manière générale la pollinisation est assurée par des ambassadeurs d'origines animales qui remplissent à merveille leur rôle de vecteur pollinique.

Différentes espèces d'orchidées ont leurs exigences particulières quant à leur pollinisateurs.  l'efficacité de leur reproduction sexuée résulte en grande partie de l'accor.dance harmonieuse établie entre les partenaires.

L'adaptation fleur - insecte ce fait surtout en fonction de la morphologie du labelle , ce dernier étant extrêmement diversifié.

Seulement 5% des espèces d'orchidées confient leur pollen aux guêpes  ( genre vespa  )qui consomment peu de nectar; leur langue très courte à peine quelques millimètres ne peut servir que lorsque le nectar est facilement accessible.

les xilocopes  ( abeilles charpentières ) pollinisent des espèces à grandes fleurs tubiformes.

telles que les arundina,  cymbidium, eulophia

Le labelle du cymbidium porte des papilles luisantes les taches pourpres forment des lignes qui convergent vers la zone nectarifère.

Le genre centris insecte hyménoptère famille des Apidae en plus du nectar collectent des huiles essentielles sur certaines orchidées comme ornithocephalus ,

sigmatotalix

l'histoire ne s’arrêtant pas là nous nous retrouverons dans un prochain volet.

merci de votre fidélité.

Daphnie

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Publié le par daphnie
Publié dans : #Si l'Orchidée m'était contée

                                                   

                                                             L'aventure qui engendre la vie 

    Dans les conditions naturelles  une graine d'orchidée ne peut germer qu'après avoir rencontré le champignon symbiotique spécifique qui lui fournira  les substances nutritives nécessaires à son développement.

Dans les conditions de culture on se passera de ce champignon en réalisant des germinations asymbiotiques sur des milieux de culture stériles riches en gélose, en éléments minéraux , en sucre,.

Ce mode de reproduction nécessite des équipements adaptés , une aseptie rigoureuse, des soins éclairés  , pas très accessibles au simple amateur.

   Il faut laisser du temps au temps pour que l 'embryon qui se développe tout d'abord dans la graine soit visible sous forme de petite boule verte " le protocorme " avec deux pôles de développement.

image emprunté au net 

L'un donnera la partie aérienne ,l'autre les racines, évoluant vers une plantule.

Après plusieurs mois pendant lesquels ces plantules  seront repiquées une ou plusieurs fois dans des milieux de culture toujours stériles et différents , les jeunes plants seront sortis du flacon  pour vivre leur début de vie en extérieur.

             

                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plants seront cultivés en serre dans des conditions d'acclimatation progressive.

 

 

 

 

 

 

 

 

La culture réalisée en semis symbiotiques en flacon de gélose qui contient le champignon mycorhizien spécifique , est la même que pour les semis asymbiotiques mais  beaucoup plus facile du fait de la présence du champignon qui protège les plantules. C'est la technique qui se rapproche le plus des conditions naturelles.

La multiplication végétative largement utilisée par les producteurs et amateurs consiste à produire des individus autonomes ( nouvelle plante ) à partir de fragments plus ou moins importants de l'appareil végétatif.

Tiges : chez les orchidées monopodiales comme les phalaenopsis ou les vanda , ou bien chez certaines sympodiales comme les dendrobium.

De petites plantes appelées keikis apparaissent sur les inflorescences , ou canne , il suffit d'attendre que les racines atteignent entre 8 et 10 cm , de les détacher pour les replanter. En outre les orchidées sympodiales développent des bougeons à la base des pseudobulbes qui donneront également naissance à de nouveaux b pieds.

Certaines d'entre elles qui n'ont pas de pseudobulbes conservent leur appareil végétal intact plusieurs années après leur dernière floraison , ce qui permettra de pouvoir sectionner la tige, de la replanter et d'obtenir une plantule par une belle opération , division, multiplication.

Concrètement on peut intervenir par multiplication des organes aériens, par multiplication des rejets de la base, par multiplication des pseudobulbes le cymbidium en est un exemple parfait.

par multiplication des plantules aériennes exp : calanthe, cynoches , dendrobium

 

 

 

 

 

Par bulbilles foliaires exp :   maxillaria pendulosa

Par bourgeons axillaires dormants, Phalaenopsis

On le voit de nombreuses possibilités s'ouvrent à nous , même si la réussite n'est pas toujours aisée , elle vaut la peine d'être tentée.

L'espoir de participer à une nouvelle vie garde ce côté excitant et fédérateur qui ne manque pas de stimuler nos envies d'expériences, ne nous privons pas du plaisir procuré par" l'Enfantement d'une orchidée "

Merci de votre visite que l"an 2022 soit riche en heureuses expériences.                     Daphnie

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Publié le par daphnie
Publié dans : #Si l'Orchidée m'était contée
la biodiversité assure la pérennité de la vie

 

                                                                   Les chances de réussites

La flore et la faune sont unies par une dépendance réciproque qui débouche sur le renouvellement de la vie.
Bien que le nombre des graines contenues dans un fruit parvenu à maturité soit très élevé le taux de fructification reste relativement faible.
                                                                          En cause :

La déficience et inefficacité des pollinisateurs

Un délai trop long avant la fécondation et la fructification laissant la part belle aux petits insectes herbivores ( escargots limaces ). Aux grands herbivores  (chevreuils kangourous)qui créent des dommages importants notamment chez les bulbophyllum involutum ne laissant que peu de chance aux fleurs de s'épanouir.

N'ayant pas à ma disposition bulbophyllum involutum je vous en propose quelques uns juste pour le plaisir des yeux.

Les orchidées ont des fleurs hermaphrodites . Une fleur porte à la fois les organes mâles (étamines ) et des

organes femelles ( pistil )

Chez les catasetum et les cycnoches les fleurs sont fonctionnellement unisexuées. Elles présentent un dimorphisme sexuel.

La fleur mâle est différente de la fleur femelle.

 

Certaines fleurs présentent à la fois les caractères des fleurs mâles et des fleurs femelles. Dans ce cas de figure elles sont stériles.

Heureusement plusieurs chemins mènent à la reproduction , si l'autogamie ou allogamie échoue il reste d'autres solutions la cléistogamie, la parthénogenèse , l'apomixie  la multiplication végétative.

Un petit détour pour expliquer le vocabulaire botanique ne sera pas de trop et pourrai nous être utile.

                                                       tableau explicatif

Allogamie :      fécondation croisée entre deux individus distincts

Autogamie :      les gamètes femelles sont fécondées par les gamètes mâles provenant d'un même        

                         individu     

Cleistogamie :    autopollinisation des fleurs qui ne s'ouvrent pas, le pollen et les stigmates sont  

                          fonctionnels , mais il reste enfermés dans le bouton , et donc inacessibles à tout

                         pollinisateurs . En conclusion la fleur produira un fruit résultant d'une autogamie.

La parthénogenèse :  est le mode de reproduction monoparental qui nécessite l'intervention de deux

                            gamètes mâles et femelles apportées par le même individu hermaphrodite.

L' apomixie :       est la multiplication végétative sans intervention de la sexualité

 

                             

 

Certaines espèces s'affranchissent totalement de la tutelle du pollinisateur . Au cours de certains été secs et chauds , les fleurs ont du mal à s'épanouir. Le bouton reste fermé et cependant on constate que les ovaires sont dilatés ce qui prouve qu'il y a eu fécondation.

On assiste là, à un mariage caché sous la dénomination de cléistogamie

 D'autres espèces  d'orchidées produisent dans leurs ovules des embryons en l'absence de tout processus de fécondation.

Force est de constater que leur vie amoureuse ou sexuelle est pour le moins débridée, et qu'il nous est difficile de connaitre les multiples facettes qu'elles ont développées , ce qui ne nous empêche pas d' entrer au plus près de leur intimité pour essayer de mieux les connaitre .

Merci de votre fidélité                                                                                            Daphnie

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Publié le par daphnie
Publié dans : #Si l'Orchidée m'était contée

                                                         Dans l'intimité de l'orchidée

                                                                  la fécondation croisée

L'allogamie  : ou la fécondation croisée entre deux individus distincts, suppose une fleur donneuse de pollen, une fleur réceptrice de ce pollen et un agent pollinisateur.

Il semble que les orchidées ont généralement bien développé leur syndrome attractif. Cependant le succès de cette transaction implique le contournement d'un certains nombres d'obstacles .

Parmi eux :

L'isolement géographique ou écologique pourrait être à l'origine des difficultés de fécondation.

Exp : dans le genre dactylorhiza 

dactylorhiza fuschii préfère des prairies sèches  ou des bois clairs à terrain calcaire, .et dactylorhiza maculata des prairies humides acidophiles ou silicoles.

Entre ces deux espèces l'hybridation est peu probable .

 

   Les floraisons décalées Exp :

 

 Entre  cattleya skinneri et cattlya patinii  tous deux présents dans les mêmes localités d'Amérique tropicale dont la floraison se trouve décalée et rend l'hybridation impossible.

 

 

L'écart d'ouverture Exp :

il arrive que l'ouverture des fleurs d'espèces apparentées et vivant dans le même milieu s'ouvrent le même jour , mais à des heures différentes , ou bien encore que les effluves ne soient dispensées à des moments passagers qui peuvent parfois être relativement courts. Ce cas de figure est relativement moindre. Les pollinisateurs peuvent garder collées sur eux les pollinies pendant plusieurs heures voire plusieurs jours.                                             

chez les orchidées en général un synchronisme écologique s'instaure entre la plante et le pollinisateur c'est à dire entre la phénologie florale et le rythme d'activité du vecteur biologique.

C'est ainsi que les fleurs visitées comme celles des angrecum par les papillons nocturnes, libèrent leur nectar à la tombée de la nuit, tandis que les catasetum émettent leur parfum tôt le matin pour profiter de l'activité des abeilles Euglossines .

A noter que Euglossina viridissima qui vit au Mexique est la seule espèce d'abeille qui peut polliniser la vanille .

L'incompatibilité de taille :

si le pollinisateur visite successivement deux plantes de même genre à grandes et petites fleurs ,de par sa perfection la nature s'opposera au dépôt du pollen sur le stigmate. On assiste là à un acte manqué. La différence morphologique peut sembler minime , mais elle assure néanmoins une barrière mécanique efficace .

La différence d'orientation :

 

 

 

 

 

Dans le genre gongora et coryanthes l'orientation des pollinies contribue à l'isolement des espèces.

Les pollinies des gongora sont orientées vers l'arrière , celles des coryanthes vers l'avant cette différence d'orientation va permettre à l'Euglossine mâle de polliniser sans risque d'hybridation les représentants de ces genres., et permettre l'isolement des espèces.

 

 

 La différence de longueur de la colonne :

Cymbidium insigne et dendrobium infundibulum dont la floraison est synchrome dans les mêmes stations , et qui sont fécondés par le Bombus eximus se trouvent confrontés à des différences de longueur de la colonne.

longue pour cymbidium insigne,les pollinies seront déposées sur le dos du bourdon, courte pour dendrobium infundibulum elles seront déposées en arrière de la tête . Le bombus peut ainsi aller de l'un à l'autre déposant les pollinies sur le stigmate d'une fleur de l'espèce dont elles sont issues.

L'échec lié au poids :

Chez les orchidées à labelle mobile celui-ci bascule lorsqu'un visiteur adapté s'y pose .Un poids insuffisant ou excessif bloquera le mouvement nécessaire à la fécondation.

On le voit les chances de succès sont tributaires de nombreux éléments que la nature dans sa perfection  et sa sagesse résout avantageusement, un sujet qui s'abordera dans les prochains jours .

 

 

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